de Patrick Amstutz, aux Editions Empreintes , 2011
Sur le trottoir mouillé
et sur les vitres mortes
je me vois poussière,
vapeur et chiure
Sur le trottoir mouillé
gît l'aile noire de moi,
et sur la grille d'égout
je vois ma vie morte
unie à l'ordure.
Gisent les anges non sus.
Chaque jour soit ma chute.
Que la vie vrai me joigne
à la déprise de moi.
Se délier de soi pour se relier tout en même temps à soi et au autres, se dévêtir de soi pour (se) revêtir du monde, de ses ombres et de ses lumières. Patrick Amstutz nous guide avec souplesse à travers cette quête du lien, de ce qui unit ou désuni et parfois les deux en même temps.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci pour votre commentaire